lundi 28 septembre 2015

Canada 2.0



Bonjour tout le monde,
 
Dans mon processus d’écriture j’ai toujours été dans un merveilleux état d’esprit, dans une 
 osmose avec mon environnement, dans un vécu tout plein d’amour et dans une effervescence joyeuse. J’ai toujours écris ici toute la beauté vue et vécue lors de mes voyages, tout en gardant mes doléances et les maux exigus de mon âme dans mon journal.

En parlant de journal j’ai eu l’impression, dans certains de mes articles, de me livrer profondément, et de vous faire part, non pas seulement des choses vues et vécues, des personnes rencontrées et des éléments ingurgités, mais de ma perception de toute cette existence de voyage, de mes sentiments profonds sur le moment, bref. Je me suis livrée.

Je me pose à présent la question, de par mon quotidien ici, depuis ces trois semaines en plein milieu de Montréal, du voyage lui-même, de son but, de sa nature. J’ai toujours écrit sur des aventures concrètes de passage éphémère au nord ou au sud de notre planète. Ici, à un océan de chez moi et de tout ce que je connais, je réalise que je vis un voyage différent, une aventure aux couleurs moins excentiriques que celles auxquelles j’ai été habituée ; et en parallèle, je me dis que le tableau pourrait finir par porter plus d’arc-en-ciel que ce que j’avais imaginé. C’est très différent de vivre la vie telle qu’on la connait dans un lieu qui nous est justement inconnu. Alors voilà. Je ne me suis pas permise, malgré les demandes de certains membres de ma famille et de mes amis, de pondre un article, de raconter ma vie ici, car j’attendais l’extraordinarité, j’attendais ce bonheur extrême qui nous touche lorsqu’on est justement en osmose avec son environnement, j’attendais tout simplement de me sentir bien. Et ce n'a pas été le cas jusqu'à présent.

Je culpabilise, il faut être honnête. Je culpabilise, je m’en veux, j’ai envie de hurler, d’abord parce que je suis incapable d’écrire, que ce soit ici ou dans mon journal, et aussi parce que je suis dans l’incapacité de me sentir pleinement heureuse. Et en même temps je me dis que c’est justement ce qu’il me faut : du temps. Du temps pour appréhender ce nouveau monde, du temps pour me créer un univers, pour me faire un nid, et du coup pour me sentir bien.

J’espère ne pas être jugée avec trop d’ardeur, car je peux comprendre la frustration de certains, restés en France, ne souhaitant qu’une chose : partir, s’envoler, s’éloigner de tout ce qu’on connait. Je vis les choses comme un nouveau-né actuellement, j’expérimente et je ne crois pas qu’il soit honteux de prendre du temps à être heureux. J’apprends jour après jour quelles sont mes limites et je réapprends à voyager. Cette expérience me fait du bien, du moins c’est ce que je pense. Je crois que c’est ça devenir adulte, en quelque sorte.

Pour ceux qui voudraient des photos, je vous invite à vous référer au prochain article. Celui-ci n’a pas besoin d’illustration.

J’espère que vous êtes heureux, ou que vous entreprenez tout ce qui est en votre pouvoir pour le devenir. Prenez soin de vous.

KEEP SMILING :)

Clarisse.

mercredi 19 août 2015

Here we go again !



Salut à toi ami de la toile,

Comment va la vie de ton côté du monde ?

Cela fait un certain temps que je ne suis pas venue faire un tour par ici, et j’en suis confuse, mais ne t’en fais pas trop, je reviens pour de bon et avec des nouvelles plutôt exaltantes…

Dans moins de trois semaines je redis au revoir à cette chère patrie française et m’envole au-dessus de l’Atlantique jusqu’au pays des Caribous, des Ours, des Ratons Laveurs et des -30° en plein hiver.

Tu as deviné ?

C’est bien sûr le Canada et plus particulièrement la belle ville de Montréal qui m’attend pour les huit prochains mois. J’ai travaillé toute l’année pour mettre en place ce projet, entre les démarches administratives, les petits jobs, les recherches universitaires et le reste, je n’ai pas chômé ! Et nous y voilà enfin, la réalisation de tout ce labeur pointe le bout de son nez. Ça me fait bizarre, comme si tout cela n’était encore qu’un rêve. Depuis le Vietnam 2013 en sac à dos, j’ai comme l’impression de ne plus savoir voyager, d’avoir oublié ce que c’était ; le stress après l’achat des billets, l’excitation, la trouille d’avoir oublié un des dix milliards de détails sur la liste, les nuits sans sommeil car le cerveau va à cent à l’heure… Bref. En ce moment c’est la nuit, et comme dans un songe, ma perception est altérée, je ne sais plus vraiment où je campe, et si je suis prête à m’en aller.


Au fond je ne fais pas vraiment la maline, car en dehors des six semaines Asiatiques d’il y a deux ans, je ne suis jamais partie aussi longtemps ; je ne sais pas vraiment comment réagir et que dire au moment des au-revoir. Bref.

Tout ça pour vous annoncer que je m’apprête à reprendre du service, et à vous délecter avec les sublimes choses desquelles je serai témoin. Cependant, je vais quand même suivre des cours à l’Université tout en écrivant mon mémoire de M2, ce qui signifie que je ne vais pas crapahuter à longueur de semaines dans tout le pays !

Je n’ai aucune certitude en ce moment (et d’ailleurs personne n’en a jamais vraiment) mais ce dont j’ai l’intime persuasion c’est que je vais rencontrer des personnes formidables, apprendre tout un tas de trucs exceptionnels, voir cette nature sans fin dont tout le monde parle, expérimenter la vie nord-américaine et manger. Comme à mon aimable habitude, manger du sucré, du salé, du chaud et du froid, du bon, du mauvais, mais surtout manger la vie, la prendre comme elle vient et profiter des moments fabuleux qui me seront offerts.

J’ai la trouille, je ne vais pas mentir, et en même temps, je suis tellement excitée, vous n’avez pas idée ! J’espère que je serai à la hauteur ; à la hauteur des attentes universitaires, à la hauteur des futurs amis en or, à la hauteur de vos attentes, vous qui fidèlement me lisez.


J’espère que tout va bien chez vous, que vous êtes heureux, peu importe où vous vous trouvez. Si vous êtes sur le point de partir, ne vous inquiétez pas, ne craignez pas l’inconnu, ne craignez pas l’aventure et surtout, n’ayez pas peur d’avoir peur !


Je vous retrouve très prochainement…




KEEP SMILING :)


Clarisse.

dimanche 17 mai 2015

Bruxelles, la pluie, le chocolat et la Gay Pride

 Bonjour, bonjour !
A l'heure où je vous écris, le grand week-end est bientôt terminé, et c'est dommage, mais bon, tout a une fin ! Je ne sais pas ce à quoi vous avez passé le temps, mais moi, je suis allée visiter Bruxelles pour la seconde fois.
Je suis partie vers midi (accompagnée du chéri) et après une demi heure de train nous sommes arrivés à bon port. Le temps n'a pas été avec nous pour une grosse partie de la journée mais nous ne nous sommes pas laissés abattre et avons crapahuté dans les ruelles bondées de la capitale. Par hasard, le jour de notre arrivée commençait la Gay Pride; aucun de nous deux n'avais jamais participé à un tel évènement et c'était assez épique comme expérience! Que dire si ce n'est que nous avons beaucoup ri, les gens dansaient, chantaient, buvaient sur des grands chars. Beaucoup étaient costumés et maquillés avec des couleurs criardes: nous avons vu des femmes déguisées en hommes, des hommes déguisés en femmes, des couronnes de fleurs, des faux-cils à gogo et d'autres trucs bien rigolos... Dans les certaines rues les bars avaient ouvert leurs vitrines et des DJs jouaient du son à pleins tubes, c'était vraiment la folie furieuse !!!
Comme nous n'avions pas prévu de participer à la parade tout l'après-midi, on s'est baladés; d'abord sur Grand Place, puis dans les galeries et les ruelles alentours. 

Hello everybody !
I don't know about you but i had a pretty good week end. On saturday i went to Brussels with my boyfriend. Unfortunately the weather wasn't too good but still, we had a lovely time. Streets were crowded with tourists and Gay Pride participants, we could listen to music at every corner, everything was very colorful and the atmosphere was just so festive!
As good tourists do, we ate mussels and french fries, drank beer and ate chocolate pralines. We visited the chocolate museum (yummy yummy), saw the Manneken Pis and his girl friend Jeanne peeing. And from the Grand Place to La Bourse, we enjoyed the belgian bubble of joy and party :) 

  

On a cherché le petit gars qui pisse (ou Manneken Pis) en vain, et finalement on est tombés sur sa copine Jeanne (Jeanneken Pis) qui, je trouve, a beaucoup plus de classe ! Pour les intéressés, elle est dans une petite impasse, derrière des grilles (sexisme moi je dis, parce que le gamin, lui, n'est pas enfermé) juste en face du bar Delirium.


Et puis les estomacs ont commencé à creuser dur, et comme tout bon touriste en visite à Bruxelles, on a mangé des moules, des frites et on a bu de la bière. Et comme si c'était pas suffisant, on s'est dit qu'une petite (grosse) gaufre belge au Nutella et à la crème de Spéculos serait pas mal. 

 

Donc sous la flotte, les doigts et les dents pleins de chocolat, on est tombés sur le petit gamin pisseur, habillé spécialement par nul autre que Monsieur Jean-Paul Gauthier pour la Gay Pride.

 
Moi je l'avais déjà vu l'an dernier, et il était habillé comme pour les fêtes de Bayonne: tee-shirt blanc et foulard rouge!

Si vous ne l'avez jamais vu, autant vous prévenir de suite, il est rikiki le petit !!



  
 Après ça la pluie s'est VRAIMENT intensifiée, d'un crachin léger on s'est retrouvés les pieds et les épaules trempés et on a cherché à s'abriter. On s'était dit que ce serait pas mal de faire quelque chose d'autre que boire de la bière, et en bons gourmands on s'est dirigés vers le musée du chocolat où on a assisté à une démonstration de fabrication de véritables pralines belges. Et le mieux dans tout ça? On y a gouté !!


Un peu de danse et de rigolade plus tard, le ventre bien tendu par tout le chocolat, et le cœur tout en joie, nous sommes repartis en direction de la gare où nous attendait notre covoiturage pour rentrer à la maison.
C'était une très belle journée, vraiment; et je suis contente de l'avoir partagée avec quelqu'un que j'aime. J'espère que vous en faites autant, peu importe l'endroit où vous vous trouvez.

Sur ce, 

KEEP SMILING :)

Clarisse.




jeudi 30 avril 2015

Cambridge baby !



Salut bonjour et bienvenue aux nouveaux !

Je réalise que je ne vous ai pas écrit depuis l’épisode de Bruges, mais que voulez-vous, je n’ai pas eu une vie exaltante ces derniers mois ; entre les séminaires, le mémoire et les petits boulots, ce n’était pas la joie!
 
Me revoilà donc pour vous parler un peu de la toute jolie ville de Cambridge où j’ai passé une semaine pour le travail. J’ai eu la chance d’avoir un emploi du temps assez malléable, ce qui m’a permis de me balader souvent et librement dans les rues calmes de la ville. Toute la semaine nous avons profité d’un temps radieux et de températures cordiales, et croyez bien que j’ai sauté sur l’occasion, dès le moindre rayon de soleil, pour me jeter sur une pelouse pour lire, écrire ou simplement faire une petite sieste tout en gardant une oreille attentive sur les gens autour de moi. Ah entendre les anglais parler c’est comme se faire caresser la joue avec une plume… cet accent est tellement beau, chantant et distingué! D’ailleurs, si vous ne le saviez pas, j’ai lu un truc sur Internet qui explique que l’accent considéré comme le plus sexy au monde était l’accent britannique (et là on comprend que si Jon Snow nous fait tant d’effet à chaque épisode de GoT c’est pas seulement parce qu’il a une belle gueule). Voilà.
En flânant dans les ruelles chargées d’histoire j’ai aperçu de minces parcelles de l’intérieur de Colleges, et rien que ça, c’était magnifique. Il faut à chaque fois payer pour pénétrer dans les enceintes universitaires ou simplement les chapelles, et du coup, c’était un peu pénible, mais bon… 
Sous le soleil de fin de journée je ne vous explique même pas la beauté du King’s College, de Sainte-Catherine et des jardins longeant les canaux. Au détour d’une rue, si tu lèves un peu les yeux tu peux apercevoir des étudiants plongés dans leurs travaux à la bibliothèque; si tu te balades au bord des rives, tu vois d'autres camarades se prélasser au soleil et si la soif pointe le bout de son nez, tu retrouves les jeunes branchés de Cambridge en train de siroter une bonne bière à l'Eagle...

Pour résumer, c'était beau, chaleureux, calme et revigorant. 

Hi everybody !
Here i am again to tell you about the week i spent in Cambridge. I was there for work but i had some spare time every afternoon which i used to discover the beautiful city of Cambridge. I was lucky as the sun shone the entire week ! From the colleges to the little paved streets, from the nice market to the calm green gardens, everything was amazing; life seems so peaceful in this corner of the world... I really wish i could move in someday :)


 Doesn't it look like Notting Hill?



 
 










 Un jardin, du soleil et un peu de lecture en sirotant un smoothie. Existe-t-il meilleur moyen de passer son après-midi?



En espérant que tout aille bien pour vous tous, personnellement, l'arrivée des beaux jours me donne de la joie au coeur !

KEEP SMILING :)
Clarisse.