vendredi 20 novembre 2015

Paris ma Jolie



Bonjour tout le monde,


Je ne suis pas revenue depuis un bon moment; depuis avant Halloween il me semble. J’avais beaucoup à vous raconter, de ma journée/soirée costumée, de mon passage en Ontario et tout ce que j’y ai vu et vécu, et puis le 13 Novembre est arrivé.

Le Vendredi 13 Novembre dernier j’étais chez moi, à Montréal. Je venais tout juste de rentrer, et j’étais d’excellente humeur. En arrivant devant ma porte, j’ouvre ma boite aux lettres et découvre plusieurs choses m’étant destinées, dont des lettres et cartes d’amis et de famille.

Ravie, je me suis directement installée sur mon bureau, j’ai attrapé ma plume et me suis mise à écrire aux gens que j’aime. Une demi-heure plus tard je me suis rendue sur Facebook pour trouver des adresses postales dans mes messages quand la mauvaise nouvelle m’a été annoncée par une amie.


Du début à la fin j’ai suivi les évènements. Le stade, les cafés, et le Bataclan.


Seigneur, ô Seigneur, que sont-ils en train de faire à mon pays ? Que sont-ils en train de faire subir à tant de gens dans une salle de spectacle ? Pourquoi tuent-ils mes compatriotes ? Pourquoi détruisent-ils ma nation ?

Les heures d’angoisse ne faisaient que commencer.


Et là, presque comme si l’atrocité m’avait embrumé l’esprit, je réalise que je connais des gens sur Paris ; pire : j’aime des gens sur Paris. Amis, famille, amis qui sont comme de la famille… Tout le monde va bien ? Angoisse de plus belle. TOUT VA BIEN ? Grâce au ciel tout le monde est sain et sauf ; soit loin des attaques, soit reclus chez eux, bien en sécurité de tous ces fous assoiffés d’une vengeance qui ne signifie rien.

Je reste chez moi, hagarde, folle de ne rien pouvoir faire, et terrifiée pour les miens. Tout s’effondre et les sanglots s’emparent de ma poitrine et de ma gorge. C’est comme si le monde s’écroulait autour de moi.


J’appelle les amis qui devaient venir fêter chez moi ce soir ; j’annule tout. Je suis incapable de rire, ou même de parler ce soir, je suis en deuil. Ce soir les français de Montréal lancent un appel au regroupement devant le consulat ; je décide de m’y rendre, et les amis (français ou québécois) prévus pour la soirée m’accompagnent. Nous ne formons qu’un dans cette douleur. C’est dur, c’est tellement dur.


Une semaine a passé depuis cette tragédie, et la tristesse a laissé place à la rage, une rage pour la liberté, une rage de fierté pour mon pays que j’aime tant et tous les droit qui me sont offerts ; une rage de vivre et de me battre contre l’obscurantisme, une rage de faire enrager ces fanatiques fous furieux en sortant, en buvant, en mangeant, en riant, en vivant tout simplement. Avec elle un autre sentiment bizarre me vient aussi. Dès l’annonce des attaques, le mot qui m’est venu à l’esprit est : « Pourquoi ? » oui, pourquoi tout ça ? Pourquoi cette haine ? Pourquoi la mort ? Pourquoi faudrait-il tomber dans le schéma d’une vie pour une vie ? Je refuse de plonger moi aussi dans la vengeance, de vivre animée de haine et d’amalgames. Je préfère laisser la place au pardon.


« Pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23 :34)


Je me dis que ces personnes qui font du mal autour de nous, ces terroristes, sont dans une situation terrible de détresse. Ce sont des âmes perdues, récupérées par un autre fou, et modelées pour les faire devenir des machines de guerre. A quel prix ? Celui du Paradis. 
Un Paradis auquel seuls les tueurs accèdent?
Je voudrais bien voir ça.

Pauvres âmes, pauvres terroristes, pauvres fous. Je préfère les plaindre, car ils ne savent pas ce qu’ils font. La détresse, l’abandon, le chagrin, la bêtise, toutes ces choses finissent probablement par faire perdre pied à certains. Alors je me dis, plutôt que de m’acharner à user de l’énergie à les haïr de tout ce que j’ai, je vais les pardonner, en me disant qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.



J’espère que vous tenez le coup après l’horreur, et que malgré tout, vous vous exercez à garder la tête haute.

Je vous embrasse bien fort et vous envoie tout mon amour.


KEEP SMILING :)


Clarisse.

mardi 27 octobre 2015

Balade automnale au Mont Saint-Hilaire



Well hello à vous amis de la toile!

J’espère que vous allez tous bien et que le soleil brille chez vous. Je suis de retour aujourd’hui pour vous parler de mon escapade au Mont Saint Hilaire. Le jour férié (celui de l’Action de Grâce) tombait un lundi, et nous en avons profité pour aller nous balader. Par chance, le temps était absolument radieux et c’est avec nos baskets et tee-shirts que nous avons enfourché nos vélos afin de rejoindre la station de métro Longueuil où nous attendait un bus pour Saint-Hilaire.

Quarante bonnes minutes plus tard on nous a débarqués au bord de la route et nous avons commencé notre ascension. Comme je vous le disais, le temps était magnifique, tellement d’ailleurs qu’on a pas mal sué durant la montée ; j’ai regretté de ne pas avoir mis un short pour finir !!

Au beau milieu de la forêt, l’ambiance est paisible, et les couleurs extraordinaires : du rouge, du jaune, du orange, du vert… les arbres sont minces et leurs feuilles semblent faire un toit multicolore au-dessus de nos têtes.


Tac-tac-tac-tac-tac-tac !!
Un son creux nous interpelle : on regarde partout autour de nous avant de nous rendre compte que ce bruit sourd est produit par un gros oiseau noir à la crête rouge et au bec bien aiguisé : UN PIC-VERT !! Encore une fois, je suis toute excitée par cet animal dont j’ai entendu parler mais que je n’ai jamais aperçu. L’image est assez troublante dans mon esprit : j’entends ce débile de Woody Woodpecker rire « hé hé hé héééé hé » et en face de moi, l’oiseau ne ressemble pas du tout au dessin animé ! 

Dans le calme ambiant, d’autres sons nous intriguent ; souvent nous entendons les feuilles mortes crisser et apercevons des trucs bouger au sol avant de nous rendre compte qu’il s’agit de petits écureuils au dos rayé : les petits suisses ! Idem, l’image est assez drôle dans ma tête, je vois le petit écureuil dans le film Il était une fois en train d’imiter la princesse qui va se faire trucider par le méchant Nathanaël (et là fou rire en pensant à ma meilleure amie…). Encore une bonne partie de rigolade avec moi-même.


Bref. Une heure et demi d’ascension plus tard, et très très chaud : nous sommes arrivés sur au sommet. La vue était merveilleuse, on avait l’impression de toucher le ciel. Le plus surprenant dans cet horizon lointain c’était le plat de la terre ; on aurait pu croire que la région soit montagneuse, ou tout du moins vallonnée, mais pas du tout ! C’était comme si les montagnes avaient été posées là, un peu comme les terrils dans le Nord de la France. Insolite et plutôt cool comme vue après tout notre labeur. 
Et nous avons fêté ça en nous régalant de nos pique-niques et en faisant une sieste majestueuse d’une heure au soleil. Les autres touristes devaient nous détester : on s’est attribué le meilleur spot pour les photos pour ne rien faire d’autre que dormir lamentablement tels deux grosses quiches. C’était fabuleux !


Repus et remis de notre sommeil, nous sommes redescendus en passant par un lac entouré de forêts aux couleurs chaudes d’automne ; que de beauté !



L'automne est tellement fabuleux ici... je me vois transformée dans mes goûts et perspectives, et ça fait du bien. Je me dis que parfois il est bon de se faire un peu bousculer de son quotidien et de sa petite vie. 

Et en parlant de bousculade, je suis toute excitée par l’évènement à venir ce week-end : HALLOWEEN ! Et pas n’importe lequel, mon tout premier outre-Atlantique ! J’ai hâte de vous faire découvrir tout ça et de vous montrer un peu de quoi j’ai l’air dans mon super costume !

En attendant les festivités, prenez bien soin de vous et continuez à vous émerveiller du monde alentour !

KEEP SMILING  :)

Clarisse.





vendredi 23 octobre 2015

Promenons nous au milieu des pommiers ...



Bonjour à vous chers amis,

J’espère que tout va bien de votre côté du monde et que vous passez un bel automne. Ici, le froid s’installe tout doucement, et j’ai troqué ma petite veste demi-saison contre mon manteau d’hiver français (je précise son origine car le jour où je mettrai mon manteau canadien vous pourrez tous prier pour que je ne me transforme pas en glaçon) et mes chaussures bateaux contre des bottines avec de bonnes chaussettes !
Aaaaah l'automne au Québec... je ne m'étendrais pas trop aujourd'hui pour ne pas vous gâcher le plaisir d'autres articles, mais sachez que l'on ne vous a pas menti sur sa beauté. Les couleurs des arbres, les feuilles multicolores qui tapissent le sol humide, la lumière de fin de journée, et le bon thé bien chaud pour se remettre de toutes ces émotions… Une vraie saison de bonheur!

L'automne ne s'était toutefois pas encore installé lors de mon tout premier week-end d’Action de Grâce au Québec. Il y a deux semaines de cela, nous avons été invités par une amie à aller fêter le fameux Thanksgiving, dont tout le monde américain parle, dans la petite ville de Rosemère. Le principe, si vous ne le connaissez pas, est de se réunir en famille, ou, dans notre cas, entre amis, et de partager un repas ainsi qu’une bonne soirée ; il est aussi coutumier de transmettre sa reconnaissance, soit à Dieu (pour les concernés) soit aux personnes autour de nous, soit aux deux! Nous n’avons pas vraiment tergiversé en longs discours avant le dîner et nous sommes plutôt empressés de manger l’excellent repas, cependant, je dois avouer que j’aurais aimé dire un mot pour remercier notre hôte d’avoir si bien cuisiné (mon premier pâté chinois était un sans-faute) mais aussi pour exprimer ma reconnaissance. A ce moment précis de la soirée, j’étais reconnaissante pour tous les amis présents, pour leur gentillesse et leur ouverture d’esprit ; j’étais reconnaissante qu’ils nous aient pris tels que nous étions, et qu’ils nous aient acceptés comme si nous faisions partie du groupe depuis des années. Je me sens choyée au milieu de toutes ces belles personnes. Et je sais qu’à la moindre demande, l’un d’eux viendra à mon aide, et ça c’est vraiment touchant.
L’esprit autour de la table était gai et entre la bonne nourriture et le bon vin, je n’ai guère d’autre souvenir que celui d’avoir été aux anges.
La soirée a continué sur le même schéma, et même mieux : pour digérer nous avons allumé la musique et dansé comme des fous dans le salon : j’ai été initiée au Swing par ma magnifique amie Ariane, j’ai vu mes amies enflammer le dancefloor sur des musiques typiquement québecoises, nous avons fait les gangsters sur du rap US, les garçons ont fait les lovers sur du son Latino et je ne me suis pas privée de me secouer sur du Beyoncé, comme d’habitude. Soyez-en sûrs : quand la Queen B en moi se déhanche, c’est que je passe une bonne soirée !!

On aurait pu croire qu’après une telle soirée, une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner gargantuesque nous serions rentrés sur Montréal, MAIS NON ! 
Nous avons continué les festivités en allant aux pommes...



Ici, aller cueillir des pommes ou ramasser des citrouilles est la sortie du dimanche par excellence pour les familles et les groupes d’amis, et c’est avec une grande joie que nous nous sommes pris au jeu. La journée était absolument magnifique, le soleil brillait, aucun nuage n’était là pour gâcher l’ambiance, et la campagne nous apparaissait vraiment sous son meilleur jour.
Après avoir acheté nos sacs, nous avons grimpé dans la remorque d’un tracteur qui nous a emmenés au beau milieu des pommiers. Empire, McIntosh, Spartan, Cortland, Lobo, Gala… les meilleures variétés du Québec étaient là, face à nous, et il nous suffisait de les choisir. Et quel meilleur moyen que celui de toutes les gouter ?


Personnellement, je n’ai grimpé qu’une fois à l’échelle histoire de dire que j’avais travaillé, et le reste du temps je me suis goinfrée comme une enfant… c’était tellement bon ! Une véritable journée au Paradis : du soleil qui caresse les joues, des pommes partout partout, une nature qui sent bon et des arbres qui se transforment. Ça c’était de l’escapade qui revigore l’esprit et le vide des tensions créées par la ville !


Le Québec m’épate de jour en jour… 
N'hésitez pas à me dire avec quoi vous vous régalez durant l'automne. 
Je retourne vite en cuisine, la compote est sur le feu, et je ne voudrais pas la louper !

Faites attention à vous et n'oubliez pas...


KEEP SMILING :)


Clarisse.