lundi 23 novembre 2015

Blabla d'Ontario #2: Grimpettes et promenades automnales à Hamilton



Good Morning everybody !

Comment ça va chez vous ?

J’espère que vous avez passé un bon week-end et que vous êtes prêts à attaquer cette nouvelle semaine. La reprise est toujours un peu difficile, et je me dis que commencer par une pause lecture pourrait vous faire le plus grand bien, non ?

Alors, alors, la dernière fois nous nous en sommes arrêtés à l’aquarium de Toronto pas vrai ? Donc après avoir fait les enfants avec les requins et les raies, nous avons pris le bus direction Hamilton, puis le taxi pour arriver jusque chez mon amie. Le soir, nous sommes restés plutôt tranquilles, un petit dîner puis une bière dans un bar à ping-pong : plutôt sympa comme expérience d’ailleurs. Si jamais vous passez une soirée sur Hamilton, allez donc faire un tour au ServePing Pong bar.

Une bonne nuit de sommeil plus tard, nous avons passé un bout de la journée de samedi avec mon amie Salomé et avons eu la chance de voir une partie d’une pièce d’opéra de la Flûte Enchantée de Mozart, c’était magique ! Puis, n’en pouvant plus du beau temps, nous sommes partis à la découverte des cascades aux alentours de la ville. Guidés par un autre ami du coin, nous avons crapahuté dans la montagne, en traversant les cours d’eau, sautant de pierre en pierre en priant pour ne pas glisser et finir les fesses trempées ! Le hiking c’était une première pour moi, et malgré les quelques fois où j’ai sérieusement eu peur de me vautrer face la première dans l’eau gelée, j’ai pris beaucoup de plaisir.


Comme vous le voyez, la « cascade » n’était pas vraiment naturelle, en gros l’eau tombait d’un énorme tuyau en haut de la montagne, mais quand même, le paysage était cool, on s’est défoulé, on en a bien profité et c’est tout ce qui compte !

(Je saute à présent la journée de dimanche, où nous avons vu les chutes du Niagara, car j’ai prévu d’écrire tout un article à son propos… gardez donc l’œil ouvert !)

Lundi, la journée était tout aussi radieuse, et nous avons voulu profiter du beau soleil pour prendre des vélos et nous balader dans les rues d’Hamilton et dans les quartiers résidentiels. Nous avons fait une assez longue balade, du centre ville, jusqu’au lac Ontario en passant par Dundurn Castle et en nous arrêtant à presque toutes les églises qu'on croisait !! L’automne nous a offert ses dernières et plus belles couleurs, et sans hésiter, nous avons évidemment joué dans les feuilles orangées, au milieu des écureuils… C’était fabuleux !


Je vous espère en pleine santé, et je vous retrouve bientôt pour de nouvelles aventures ...



KEEP SMILING :)


Clarisse.



samedi 21 novembre 2015

Blabla d'Ontario #1: Toronto




Bonjour à vous amis d’ici et d’ailleurs !

J’espère que tout le monde va bien chez vous-même avec le froid. Personnellement je vis assez mal les doigts de pieds gelés et le nez qui coule mais bon… je me réconforte avec des soirées thé-télé, des chaussettes doudou, et de bons petits plats. 

Enfin, je reviens aujourd’hui non pas pour vous parler de l’arrivée de l’hiver au Québec, mais pour vous raconter mes escapades dans l’Ontario. Il y a deux semaines, nous avons quitté notre belle Montréal pour une virée d’un week-end chez nos voisins anglophones. L’une de mes très proches amies habite à Hamilton, et nous avons profité de l’occasion d’aller lui rendre visite pour nous balader un peu. Nous sommes partis à 6h30 du matin et six bonnes heures plus tard nous sommes arrivés dans l’immense ville de Toronto. Après avoir mangé un bout, nous sommes partis à sa découverte. Il faisait bien plus chaud qu’à Montréal, et c’était vraiment très agréable de pouvoir se balader sans être emmitouflés sous mille couches de vêtements et d’écharpes !
Nous avions seulement l’après-midi, et il fallait se décider sur les endroits à visiter. Tout semblait intéressant, mais les lieux de visites étaient éloignés les uns des autres, et nous avons dû faire un choix parmi toutes les propositions histoire de ne pas dépasser notre horaire !
La décision s’est donc prise et nous avons marché en direction de l’Aquarium. Pas vraiment local me direz-vous, mais une amie m’avait dit au préalable : « Clarisse, si tu dois voir une seule et unique chose, alors je te conseille l’aquarium qui est tout simplement extraordinaire. » alors je n’ai pas pu résister. Au final Toronto n’est qu’à six petites heures de trajet alors nous pourrons toujours revenir pour visiter la Casa Loma, la tour du CN, le Zoo…

Sur le chemin, nous avons tout de même pu voir des endroits assez cools : de très jolies églises, dont la « Church of the Holy Trinity » où nous avons été reçus par un monsieur exceptionnel qui a pris beaucoup de temps à nous expliquer toute l’histoire de l’église, son architecture, ses fondateurs ; la mairie, et sa façade majestueuse, la tour du CN (553 mètres de haut, c’est pas de la rigolade), et évidemment le Downtown Toronto, ce quartier d’affaires où nous, pauvres humains, ressemblions à des fourmis au milieu des immenses buildings…



Vous vous demandez surement comment s'est passée la visite? Et bien laissez moi vous dire qu'elle était absolument exceptionnelle. Cet endroit est magique, autant pour les petits que pour les grands. J'ai l'impression d'avoir vu toutes les espèces marines du monde: des petits poissons, des gros serpents, des machins minuscules et multicolores, des raies, des requins, des méduses, Némo, Doris, Gill, des tortues, des pieuvres, des hippocampes... C'était la FOLIE !!
On était comme des gamins dans la galerie des requins, à faire des selfies débiles, la bouche grande ouverte et les yeux pleins d'étoiles.

 
Voilà donc ce petit aperçu de notre après-midi d'enfants.
J'espère que vous êtes heureux et que vous arrivez à trouver du bonheur dans des petits moments de simplicité.

Prenez bien soin de vous, et n'oubliez pas:

KEEP SMILING :)

Clarisse.

vendredi 20 novembre 2015

Paris ma Jolie



Bonjour tout le monde,


Je ne suis pas revenue depuis un bon moment; depuis avant Halloween il me semble. J’avais beaucoup à vous raconter, de ma journée/soirée costumée, de mon passage en Ontario et tout ce que j’y ai vu et vécu, et puis le 13 Novembre est arrivé.

Le Vendredi 13 Novembre dernier j’étais chez moi, à Montréal. Je venais tout juste de rentrer, et j’étais d’excellente humeur. En arrivant devant ma porte, j’ouvre ma boite aux lettres et découvre plusieurs choses m’étant destinées, dont des lettres et cartes d’amis et de famille.

Ravie, je me suis directement installée sur mon bureau, j’ai attrapé ma plume et me suis mise à écrire aux gens que j’aime. Une demi-heure plus tard je me suis rendue sur Facebook pour trouver des adresses postales dans mes messages quand la mauvaise nouvelle m’a été annoncée par une amie.


Du début à la fin j’ai suivi les évènements. Le stade, les cafés, et le Bataclan.


Seigneur, ô Seigneur, que sont-ils en train de faire à mon pays ? Que sont-ils en train de faire subir à tant de gens dans une salle de spectacle ? Pourquoi tuent-ils mes compatriotes ? Pourquoi détruisent-ils ma nation ?

Les heures d’angoisse ne faisaient que commencer.


Et là, presque comme si l’atrocité m’avait embrumé l’esprit, je réalise que je connais des gens sur Paris ; pire : j’aime des gens sur Paris. Amis, famille, amis qui sont comme de la famille… Tout le monde va bien ? Angoisse de plus belle. TOUT VA BIEN ? Grâce au ciel tout le monde est sain et sauf ; soit loin des attaques, soit reclus chez eux, bien en sécurité de tous ces fous assoiffés d’une vengeance qui ne signifie rien.

Je reste chez moi, hagarde, folle de ne rien pouvoir faire, et terrifiée pour les miens. Tout s’effondre et les sanglots s’emparent de ma poitrine et de ma gorge. C’est comme si le monde s’écroulait autour de moi.


J’appelle les amis qui devaient venir fêter chez moi ce soir ; j’annule tout. Je suis incapable de rire, ou même de parler ce soir, je suis en deuil. Ce soir les français de Montréal lancent un appel au regroupement devant le consulat ; je décide de m’y rendre, et les amis (français ou québécois) prévus pour la soirée m’accompagnent. Nous ne formons qu’un dans cette douleur. C’est dur, c’est tellement dur.


Une semaine a passé depuis cette tragédie, et la tristesse a laissé place à la rage, une rage pour la liberté, une rage de fierté pour mon pays que j’aime tant et tous les droit qui me sont offerts ; une rage de vivre et de me battre contre l’obscurantisme, une rage de faire enrager ces fanatiques fous furieux en sortant, en buvant, en mangeant, en riant, en vivant tout simplement. Avec elle un autre sentiment bizarre me vient aussi. Dès l’annonce des attaques, le mot qui m’est venu à l’esprit est : « Pourquoi ? » oui, pourquoi tout ça ? Pourquoi cette haine ? Pourquoi la mort ? Pourquoi faudrait-il tomber dans le schéma d’une vie pour une vie ? Je refuse de plonger moi aussi dans la vengeance, de vivre animée de haine et d’amalgames. Je préfère laisser la place au pardon.


« Pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23 :34)


Je me dis que ces personnes qui font du mal autour de nous, ces terroristes, sont dans une situation terrible de détresse. Ce sont des âmes perdues, récupérées par un autre fou, et modelées pour les faire devenir des machines de guerre. A quel prix ? Celui du Paradis. 
Un Paradis auquel seuls les tueurs accèdent?
Je voudrais bien voir ça.

Pauvres âmes, pauvres terroristes, pauvres fous. Je préfère les plaindre, car ils ne savent pas ce qu’ils font. La détresse, l’abandon, le chagrin, la bêtise, toutes ces choses finissent probablement par faire perdre pied à certains. Alors je me dis, plutôt que de m’acharner à user de l’énergie à les haïr de tout ce que j’ai, je vais les pardonner, en me disant qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.



J’espère que vous tenez le coup après l’horreur, et que malgré tout, vous vous exercez à garder la tête haute.

Je vous embrasse bien fort et vous envoie tout mon amour.


KEEP SMILING :)


Clarisse.